Gérard Miller réfute les accusations de viol et d’agression sexuelle, mais évoque des relations ‘inégalitaires

By Jérome

Gérard Miller confronté à des allégations d’abus sexuels

Le paysage médiatique est ébranlé par des révélations impliquant Gérard Miller, psychanalyste et figure habituée des émissions de télévision. Celui-ci fait l’objet d’accusations de la part de trois femmes qui l’incriminent pour des agressions sexuelles et viols, prétendument perpétrés lorsqu’il exerçait l’hypnose dans les années 1990 et au début des années 2000. Miller, aujourd’hui âgé de 75 ans, récuse fermement ces allégations.

Déclarations de Gérard Miller

D’après une communication divulguée à BFMTV.com, Miller exprime son rejet total des imputations portées contre lui, arguant qu’aucun fait imputable à une agression sexuelle ou à un viol n’a eu lieu. Concernant les témoignages des femmes qui l’accablent, il signale n’avoir aucunement perçu de leur part une volonté d’interrompre les séances, assurant qu’il aurait immédiatement cessé toute activité s’il avait constaté une demande en ce sens.

Il reconnaît néanmoins que les interactions accusées pouvaient s’inscrire dans un cadre de relations “inégalitaires”, mettant en lumière une problématique masculine dominante au sein de la société, qui a été mise en exergue par le mouvement #MeToo.

Témoignages accablants et absence de poursuites initiales

  • Muriel Cousin évoque un épisode remontant à 1990 où, lors d’une séance d’hypnose, elle aurait été touchée de manière inappropriée par Miller.
  • Une autre femme révèle avoir subi un assaut lors d’une visite à son domicile en 2004, tandis qu’une troisième affirme avoir été agressée dans un véhicule en 1993.
  • En outre, une actrice affirme qu’une séance d’hypnose avec Miller a dérapé en abus sexuel en 1998.

À l’époque de ces événements, les victimes présumées n’avaient pas entrepris de poursuites judiciaires, une démarche qui n’était pas aussi courante qu’aujourd’hui dans pareilles circonstances.

Pratiques d’hypnose en question

Miller se défend d’avoir employé l’hypnose à des fins privées, et insiste sur le fait que les séances qu’il a dirigées étaient publiques et d’ordre récréatif, sans visée thérapeutique. Il soutient que les participants demeuraient entièrement conscients et maîtres d’eux-mêmes lors de ces expériences.

Questionnement autour de l’emprise psychologique

Gérard Miller aborde le concept d'”emprise”, reconnaissant la possibilité qu’une personne puisse ressentir un sentiment d’impossibilité à s’opposer à l’autre, même en l’absence d’hypnose effective. Il se dit aujourd’hui conscient de la dynamique de pouvoir inhérente à son ancienne position d’homme influent, et de l’impact que cela pourrait avoir sur les relations interpersonnelles.

Contexte socioculturel révélateur

La récente mise en lumière d’interviews du passé, telles que celle du réalisateur Benoît Jacquot par Gérard Miller, révèle un changement dans la perception des relations de pouvoir et d’emprise, notamment dans le milieu du cinéma. Miller admet qu’avec la révolution induite par MeToo, de telles interactions ne seraient plus concevables aujourd’hui, révélant un changement profond dans l’éthique collective.

Jérome

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